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Mystere du grain 

 

Le Mystère du grain de blé

Jean-François Rottier chez J-C Lattès 2008

Extraits

 

De l'intérieur de la vieille automobile, j'avais vu défiler les platanes, les plaines et les collines, les villages et les villes, sans pouvoir les assimiler à une quelconque réalité. Mon esprit était ailleurs. Je n’avais cessé de pleurer. Deux grandes personnes m’avaient catapulté dans cette voiture noire. Je pouvais supposer qu’il s’agissait d’une simple promenade, mais au plus profond de mon être je me doutais, je pressentais le drame, la déchirure. Ces gens, ces étrangers, cette femme aperçue jadis qui m’emmenaient au loin, qui m’éloignaient progressivement de ma famille, me torturaient déjà.

Je continuais à pleurer en cascade, des larmes inondaient mes joues et mes mains sans parvenir à contraindre le chauffeur à rebrousser chemin, à me ramener là-bas. Au contraire, suivant l’accélération des pleurs, le conducteur, sans doute gêné par mes gémissements, roulait vite, très vite, comme s’il avait hâte d’en finir avec cette sale besogne.

Une seule chose me hantait, une sorte de vision à échos revenait sans cesse : Martha, Papa Jo, Mylène et Edouard m’avaient embrassé d’une façon inhabituelle au moment du départ, leurs regards humides semblaient me dévorer d’affection désespérée. Ce reflet, ces personnages en filigrane sur le perron du château, puis ces mains et ces bras s’agitant en saccades, tout cela, je savais que je ne l’oublierais jamais... À cinq ans, je tournais avec une trop grande lucidité cette page de l’enfance malmenée. 

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La grande pêche morutière

 

Bernet2

 

Etienne Bernet - Editions L'Echo des vagues 2014

 

 

De 1815, date de la reprise des armements après les guerres d'Empire, jusqu'au dernier voilier terre-neuvier, Léopoldine, armé pour sa dernière campagne en 1931, la pêche morutière fécampoise connaît un formidable développement, passant du stade de l'aventure à celui de l'industrie. Ce changement est permis par les performances des bricks et des trois-mâts, qui font de Fécamp l'un des premiers ports terre-neuvas de France avec un record de soixante-treize grands voiliers armés en 1903.

L'auteur prend ici le parti d'analyser l'évolution de la Grande Pêche à Terre-Neuve au regard des grands événements de l'Histoire. Comment imaginer en effet que la pêche n'en subirait pas les soubresauts ? A sa lecture, on découvre combien elle en fut dépendante, qu'il s'agisse des effets parfois contradictoires de l'Entente cordiale, des conséquences dramatiques des guerres qui se succèdent, de Crimée, de 1870 ou de 1914-1918, sans négliger des épisodes plus anecdotiques tels que la Prohibition. Cette vision historique élargie qui est celle d'Etienne Bernet, renforcée par la connaissance intime de la petite histoire de chacun des voiliers de grande pêche fécampois, offre le regard nécessaire pour situer cette extraordinaire aventure industrielle et humaine dans la grande Histoire.

Etienne Bernet, architecte-urbaniste, né en 1939, a toujours été fasciné par les grands voiliers. Après s'être penché sur l'histoire de la pêche baleinière au Havre, puis le commerce cap-hornier des grands clippers havrais, il travaille depuis de longues années sur l'histoire de la pêche à Terre-Neuve au temps de la voile.

 

 

FECAMP

Virginie Sampic
(Ed. PTC) - Extraits

Fecamp1 

 

  • Un « Paradis terrestre »
    Voici comment Baudri de Bourgueil, archevêque de Dol, perçut la vallée lors de ses séjours entre 1107 et 1120.
    Ce lieu, semblable au paradis terrestre, est situé dans une belle vallée, entre deux collines, d'un côté sont des terres en culture, de l'autre une forêt délicieuse. Elles séparent le pays si également, qu'on les croirait faites par la main des hommes et aux mêmes jours. Les ombrages formés par les branches sont si épais qu'ils réjouissent la vue, protègent la terre, arrêtent les rayons brûlants du soleil, et défendent contre la pluie. Les arbres s'élèvent droits, mais pas assez épais pour empêcher la promenade. La mer est toute proche de Fécamp. Une eau douce et limpide arrose la vallée. On y trouve des fontaines, des jardins fertiles remplis de pommiers... »

 

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