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Mon Roi

(film de Maïwenn – 2015)

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Festival de Cannes 2015 : Prix d'interprétation féminine pour Emmanuelle Bercot

Nommé 7 fois pour les César 2016 

Prix de l'auteur de la présente critique à Vincent Cassel pour son animalité séduisante et destructrice
 

Un film « brut de décoffrage » sur une passion destructrice entre un « frimeur » et une avocate.

Une femme fait une chute en skiant et se casse la jambe. Interrogée par une psychologue, elle se remémore les passages dramatiques de sa vie qui l'ont peut-être amenée à avoir cet accident.

Tout débute avec Tony, la quarantaine, (Emmanuelle Bercot), avocate de son métier mais assez empruntée dans la vie, reconnaissant un homme rencontré autrefois. Il est tout ce qu'elle ne pourra jamais être : séduisant, cynique, doté d'une grâce féline, verbe haut, démarche assurée, le regard captivant ; avec décontraction, il occupe tout l'espace et, subjuguée, elle ne voit plus que lui. Ils se découvriront mutuellement avec des dialogues irrésistibles et de francs éclats de rire et leurs débuts en tant que couple se passera dans cette apparente gaieté. Car Giorgio (fascinant Vincent Cassel) est précisément le Prince des apparences – soi-disant restaurateur, plus fréquemment occupé à s'amuser qu'à travailler. Tony va peu à peu découvrir que Giorgio peut avoir une double personnalité. Qu'à cela ne tienne, elle est viscéralement attachée à lui. Il veut se marier, la « capturer », elle est trop heureuse de dire oui. Il veut un enfant, elle lui en fait un. Lentement, il tisse sa toile... donne à son enfant son prénom de conte d'effets, pas elle... elle essaye à peine de retarder le choix ? il a tôt fait de lui clouer le bec... Un prénom des 1001 nuits, spendide métaphore de son errance personnelle, puisque Georgio le hâbleur est aussi menteur, affabulateur, flambeur, cyclothymique et manipulateur... un cabotin totalement immature et décérébré.

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Marguerite

de Xavier Giannoli - Festival de Venise 2015
 Catherine Frot : meilleure actrice aux César 2016

 

Amateurs de Bel-Canto, dispensez-vous !

Mélomanes affirmés ! Fuyez !

Spectateurs à l'oreille sensible ! Abstenez-vous !

Mais

Durs d'oreille et malentendants  ! Foncez-y !

Amateurs de faux-semblants, parasites en tout genre, rejoignez le cercle des amis !

Inconditionnels de Catherine Frot ! Ne le manquez surtout pas !

« L'argent n'a pas d'importance, l'important c'est d'en avoir ! » affirme Marguerite, l'héroïne du film de Xavier Giannoli, réalisateur de « A l'Origine » et « Superstar ». Elle sait bien de quoi elle parle, elle, la richissime Castafiore qui parvient à s'acheter une carrière de cantatrice alors qu'elle chante plus faux que faux – ce qu'elle n'entendra jamais ! - Attention, cependant, il ne s'agit pas d'une comédie sentimentale mais bien plutôt d'une comédie dramatique prenante (et surprenante), le drame étant son obsession personnelle de vouloir être admirée, adulée par son entourage, ses amis, son mari, ses domestiques... Quoiqu'il refuse le terme de « biopic » pour qualifier son film, Giannoli retrace la vie de la richissime Castafiore des années 20, Florence Foster Jenkins, qui, se prenant pour une Diva, parvint - alors qu'elle massacrait allègrement les grands airs – à « décrocher » des rôles à l'opéra et à chanter même sur les ondes de la radio naissante. - On peut l'entendre – Elle traverse une tragédie personnelle, ne parvenant pas à fidéliser son époux volage et terriblement inquiet (formidable André Marcon). Elle aime son mari et souffre en silence. Ses amis, elle le sent, ne sont pas là que pour elle, mais seulement attirés par le luxe mondain, l'ostentatoire et le paraître ; dans son milieu, cet esprit pur est sans cesse confronté aux non-dits et faux-semblants et doit naviguer à vue entre menteurs , profiteurs et flagorneurs de tout poil ; personne n'osera lui dire qu'elle chante faux ! mais la plupart se moquent bien d'elles cachés derrière paravents et éventails... Seul son majordome véritable ami (et son photographe de surcroît, quel magnifique talent ce Denis Mpunga  !) assurera un rôle de protecteur et lui vouera une indéfectible admiration et un profond respect.

Une personne souhaiterait faire éclater la vérité : son professeur de chant, acteur-chanteur déchu et humilié entouré d'un trio improbable (rôle superbement interprété par Michel Fau !).

Le personnage de Marguerite est tenu par une formidable Catherine Frot au meilleur de sa forme trois ans après sa magnifique prestation dans le film : « Les Saveurs du Palais ». Pour ce rôle, elle a frôlé l'extinction de voix - et dû être doublée par une artiste lyrique - puis intervenir en playback. N'hésitant pas à se mettre en danger dans les scènes où la naïveté absolue le dispute au ridicule achevé, elle parvient cependant magistralement à susciter l'émotion pour gagner l'adhésion puis la totale empathie du spectateur. Attifée d'une paires d'ailes dominant sur l'affiche, sa candeur nous poursuivra longtemps. Ici-bas, elle a perdu son pari : là-haut, elle gagnera. Au moins, au Paradis, on n'entend pas les Anges !  

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